De nombreuses créations mondiales ont encore lieu au Festival cette année, invitant à autant de voyages inédits. Au Nouveau Musée National de Monaco, trois compositeurs (Lara Morciano, Samir Amarouch et Eric Montalbetti) proposent chacun trois créations mondiales étroitement liées à l’Arte povera de Pier Paolo Calzolari. Laurent Cuniot réinvente Le Chant de la terre dans sa nouvelle partition inspirée de l’œuvre de Gustav Mahler. Sophie Lacaze nous invite à la rencontre de la culture des Aborigènes d’Australie dans son dernier opéra, L’étoffe inépuisable du rêve. Enfin, il est également question de rêves dans la « sieste musicale » conçue par le flûtiste et compositeur Fabrice Jünger, qui donne pour la première fois à cette occasion sa pièce Naisei pour flûtes et électronique.

SAMEDI 16 MARS
20H — Théâtre des Variétés
Sophie Lacaze
L’étoffe inépuisable du rêve,
opéra de chambre en 2 actes
création mondiale, coproduction Ensemble Orchestral Contemporain (France) – Clermont Auvergne Opéra (France) – Festival Ars Musica (Belgique)

SAMEDI 23 MARS 15H00 et SAMEDI 23 MARS 16H00
15H ET 16H — One Monte-Carlo
Fabrice Jünger
Naisei pour flûtes et électronique
création mondiale

DIMANCHE 24 MARS & DIMANCHE 7 AVRIL
11H — Nouveau Musée National de Monaco, Villa Paloma
Lara Morciano, Samir Amarouch, Eric Montalbetti
Œuvres pour clarinette, pour accordéon et pour violoncelle
créations mondiales, commandes du Printemps des Arts de Monte-Carlo

VENDREDI 29 MARS
20H — Théâtre National de Nice, salle des Franciscains
Laurent Cuniot
Le Chant de la terre, pour mezzo-soprano, ténor et seize instruments
création mondiale, commande du Printemps des Arts de Monte-Carlo

Pour la première fois, le Nouveau Musée National de Monaco et le Festival Printemps des Arts de Monte-Carlo s’associent pour créer un événement au croisement des arts plastiques et de la musique. Une carte blanche est ainsi offerte à Lara Morciano, Samir Amarouch et Éric Montalbetti pour composer des musiques inspirées de l’exposition « Pier Paolo Calzolari – Casa ideale » à la Villa Paloma.

Né à Bologne en 1943, Pier Paolo Calzolari est considéré comme l’un des artistes les plus importants de l’Arte povera, ce mouvement artistique italien des années 1960-1970 qui se caractérisait par le recours à des matériaux pauvres, ainsi que la dimension éphémère et processuelle de l’art. Calzolari s’est ainsi fait connaître grâce à des œuvres marquées par une poésie de la fragilité, utilisant des matériaux naturels instables comme le givre, la vapeur d’eau, les feuilles de tabac…
Or la fragilité et l’éphémère ne sont-ils pas aussi caractéristiques de la musique ?
Que reste-t-il de cette dernière une fois que les instruments se sont tus ? Des impressions, des souvenirs. Ceux que Véronique Fèvre (clarinette), Fanny Vicens (accordéon), Frédéric Audibert (violoncelle) concourront à laisser dans la mémoire des auditeurs. Un autre éloge de la fuite du temps.

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